💢 Les superprofits des profiteurs de guerre
📍 En tout temps, à chaque crise au sein d’un pays et alimenté souvent par une guerre comme pour ici avec l’Ukraine, le déséquilibre des échanges économiques et l’approvisionnement des ressources nécessaires au fonctionnement des entreprises et usines a permis à de redoutables profiteurs d’engendrer des chiffres d’affaires colossaux.
📍 Pour le premier semestre 2022, voilà donc les chiffres d’affaires des entreprises françaises qui ont pu tirer leur épingle du jeu redoutable du gagnant-perdant :
- Total Energie : 67 milliards d’euros
- Stellantis : 41,5 milliards d’euros
- Engie : 25,6 milliards d’euros
- Carrefour : 20,2 milliards d’euros
- CMA CGM : 18 milliards d’euros
- LVMH : 18 milliards d’euros
📍 Si l’on devait calculer les pertes en pouvoir d’achat, nous devrions très probablement arriver aux mêmes sommes mais personne n’a envie de faire ce calcul alors qu’individuellement, nous savons que les vaches à lait sont toujours les mêmes.
Repères, nuances et vérifications
Le chiffre d’affaires n’est pas le bénéfice
Le chiffre d’affaires correspond au montant des ventes réalisées pendant une période. Il ne dit pas ce qu’il reste après l’achat des matières, l’énergie, les salaires, les loyers, les intérêts, les impôts, les investissements et les autres charges.
Une entreprise de distribution peut afficher des dizaines de milliards d’euros de ventes avec une marge faible. Une entreprise de logiciels peut avoir un chiffre d’affaires plus petit mais conserver une part beaucoup plus importante de chaque euro vendu.
Les indicateurs à distinguer
- valeur ajoutée : richesse créée après les consommations intermédiaires ;
- excédent brut d’exploitation : résultat de l’activité avant plusieurs charges financières, fiscales et comptables ;
- résultat opérationnel : performance des activités courantes selon les règles comptables ;
- résultat net : bénéfice ou perte après l’ensemble des produits et charges ;
- trésorerie disponible : argent réellement généré après les investissements nécessaires.
Comment parler sérieusement de « superprofits »
Le terme n’a pas une définition comptable unique. Pour identifier un gain exceptionnel, il faut comparer le bénéfice et les marges avec les années précédentes, le secteur, les capitaux engagés et les événements inhabituels : flambée des prix, rente réglementaire, pénurie ou vente d’actifs.
Il faut aussi regarder les salaires, les investissements, les dividendes, les rachats d’actions et les impôts payés. Une forte hausse du bénéfice peut être réelle et politiquement contestable ; elle ne se démontre simplement pas avec le chiffre d’affaires seul.
Comprendre ces distinctions ne protège pas les entreprises de la critique. Cela permet au contraire de critiquer sur des bases solides.
Sources consultables
Sources consultées le 25 juillet 2026. Les liens renvoient directement aux documents, données ou contenus cités.
Liens relus le 25 juillet 2026. Les faits documentés renvoient aux sources ci-dessus ; l’angle et les conclusions restent éditoriaux.

